Classification des eaux d'exhaure

L'eau de mine fait référence à tous les types d'eau qui s'écoulent dans les tunnels souterrains ou les mines à ciel ouvert pendant le processus d'exploitation minière, et est considérée comme une source d'eau non conventionnelle. Elle provient principalement des précipitations atmosphériques, des eaux de surface, des eaux souterraines, des eaux de faille et des eaux provenant des zones exploitées. Sur la base des caractéristiques de qualité de l'eau et des types de polluants principaux, les eaux d'exhaure peuvent généralement être classées dans les cinq catégories suivantes :

1. Eau de mine propre : Il s'agit d'une eau de mine à très faible teneur en matières en suspension, provenant généralement d'aquifères drainés séparément pour assurer la sécurité de la production. La qualité de l'eau est neutre, avec une turbidité et une salinité totale très faibles, ce qui permet de respecter les normes en matière d'eau potable. Après désinfection, elle peut être utilisée directement à des fins industrielles et agricoles.

2. Eau de mine contenant des solides en suspension : Ce type d'eau de mine est principalement pollué par des matières en suspension (telles que la poussière de charbon et la poussière de roche). Le pH est généralement neutre et l'aspect est souvent gris-noir. La teneur en matières en suspension est très variable ; les particules sont fines, de faible densité et se déposent lentement, ce qui rend le traitement plus difficile. Ce type d'eau de mine représente la plus grande partie du total, soit environ 80% ou plus.

3. Eau de mine à forte salinité (eau de mine à forte minéralisation) : Il s'agit de l'eau de mine dont la teneur en sel est supérieure à 1000 mg/L. Les principaux ions sont K+, Ca2+, Na*, Mg2+, Cl, SO42-, etc. Sa teneur totale en sel est généralement comprise entre 1000 et 10000 mg/L, certaines zones minières dépassant les 10000 mg/L, ce qui nécessite des procédés de dessalement tels que l'osmose inverse et la concentration membranaire.

4. Eau de mine acide : Il s'agit de l'eau de mine dont le pH est inférieur à 6,0, généralement compris entre 3 et 5,5, et dont l'acidité totale est élevée. En fonction de la teneur en métaux lourds, elle peut être divisée en eau de mine acide générale, en eau de mine acide à forte teneur en fer et en manganèse (fer total > 6,0 mg/l, manganèse total > 4,0 mg/l) et en eau de mine acide contenant d'autres métaux lourds. Ce type d'eau nécessite un prétraitement de neutralisation.

5. L'eau de mine contenant des polluants spéciaux : Il s'agit d'eaux présentant des niveaux excessifs de fluorure, de fer, de manganèse, de cuivre, de zinc, de plomb et d'oligo-éléments ou d'éléments radioactifs tels que l'uranium et le radium. Ce type d'eau nécessite des technologies de traitement ciblées basées sur les polluants spécifiques, telles que l'adsorption, l'échange d'ions ou des processus de précipitation spéciaux. Les exemples incluent l'eau de mine à forte teneur en fer et en manganèse, l'eau de mine à forte turbidité et l'eau de mine à forte minéralisation.

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